Three billboards outside Ebbing, Missouri

Après des mois sans que l’enquête sur la mort de sa fille ait avancé, Mildred Hayes prend les choses en main, affichant un message controversé visant le très respecté chef de la police sur trois grands panneaux à l’entrée de leur ville.

Quand mon amie S. m’a proposé d’aller voir ce film, je ne savais même pas de quoi ça parlait, mais je me suis dit que le temps d’une soirée, je n’aurais plus la tête dans les cartons.

J’ai passé un très bon moment, le sujet n’est certes pas drôle mais j’apprécie l’humour noir et ce film n’en est pas dépourvu. C’est aussi une critique d’une certaine partie de la société américaine. Je ne connaissais pas les acteurs mais Frances McDormand qui tient le rôle de Mildred Hayes est juste extraordinaire. J’ai également beaucoup apprécié Woody Harrelson (le shérif Willoughby) ainsi que Sam Rockwell (Jason Dixon).  Les différents prix reçussont amplement mérités !

La douleur

Juin 1944, la France est toujours sous l’Occupation allemande. L’écrivain Robert Antelme, figure majeure de la Résistance, est arrêté et déporté. Sa jeune épouse Marguerite, écrivain et résistante, est tiraillée par l’angoisse de ne pas avoir de ses nouvelles et sa liaison secrète avec son camarade Dyonis. Elle rencontre un agent français de la Gestapo, Rabier, et, prête à tout pour retrouver son mari, se met à l’épreuve d’une relation ambiguë avec cet homme trouble, seul à pouvoir l’aider. La fin de la guerre et le retour des camps annoncent à Marguerite le début d’une insoutenable attente, une agonie lente et silencieuse au milieu du chaos de la Libération de Paris.

Je suis allée voir ce film avec mon amie espagnole R. Bon c’est du Duras, je sais pas ce qui m’a pris, je n’aime pas lire du Duras, ça m’ennuie fortement. Et là, et bien c’est comme dans le livre sauf que les acteurs sont excellents. Une mention spéciale pour Benjamin Biolay que je découvre comme acteur et que j’ai trouvé extraordinaire.

 

Les proies – Sofia Coppola

En pleine guerre de Sécession, dans le Sud profond, les pensionnaires d’un internat de jeunes filles recueillent un soldat blessé du camp adverse. Alors qu’elles lui offrent refuge et pansent ses plaies, l’atmosphère se charge de tensions sexuelles et de dangereuses rivalités éclatent. Jusqu’à ce que des événements inattendus ne fassent voler en éclats interdits et tabous.

Vendredi soir dernier pour nous changer les idées, nous sommes allés au cinéma voir le dernier opus de Sofia Coppola. J’admire le travail de cette cinéaste depuis ses débuts et j’adore Virgin Suicides, Lost in Translation et Marie-Antoinette pour plein de raisons différentes et communes à la fois. Cette fois-ci j’ai retrouvé l’esthétique qui me plaît tant,  les personnages si forts et fragiles à la fois, l’ambiance du film mais au final c’était malsain. Je ne sais pas comment l’exprimer mais le tournant du film m’a mise très mal à l’aise. Mais je ne regrette pas d’être allée voir ce film car il est magnifique et vivement le prochain film de Sofia Coppola ! J’aimerais  tout de même essayer de voir l’autre version avec Clint Eastwood pour pouvoir comparer 🙂

My cousin Rachel

Angleterre, début du XIXème siècle. Philip, un jeune noble anglais, apprend la mort mystérieuse de son cousin en Italie, survenue peu après son mariage secret avec la jeune et jolie veuve Rachel. Il n’a qu’une idée en tête : découvrir les véritables raisons de sa mort afin de le venger par tous les moyens. Mais la visite inattendue de cette nouvelle cousine va tout bouleverser.

J’adore Daphné du Maurier alors quand mon amie S. m’a proposé d’aller voir « My cousin Rachel » avant son départ en vacances, j’ai tout de suite dit oui ! mon souvenir du roman était lointain mais la fin semblait plus sombre que ne ne l’est le film. Quoi qu’il en soit j’ai beaucoup aimé et les acteurs sont excellents ! L’atmosphère tendue est bien rendue tout au long du film et les décors et costumes sont juste parfaits !

La Belle et la Bête

 

Fin du XVIIIè siècle, dans un petit village français. Belle, jeune fille rêveuse et passionnée de littérature, vit avec son père, un vieil inventeur farfelu. S’étant perdu une nuit dans la forêt, ce dernier se réfugie au château de la Bête, qui le jette au cachot. Ne pouvant supporter de voir son père emprisonné, Belle accepte alors de prendre sa place, ignorant que sous le masque du monstre se cache un Prince Charmant tremblant d’amour pour elle, mais victime d’une terrible malédiction.

Camille et moi on a adoré ! Les décors sont superbes, et les acteurs excellents ! Tout est beau et magique, on ressort du cinéma avec des étoiles plein les yeux. Seul bémol, comme c’est un Disney, ils chantent tout le temps … Et comme je l’ai vu en VF avec Camille, je dois dire qu’au bout d’un moment, je me lasse un peu … Les scènes avec les loups sont très réalistes ainsi que les scènes de combat, mais Camille (qui a 7 ans) n’a pas du tout eu peur ! Une mention spéciale pour la théière et son fils la tasse, qui semblent si réels !

Hidden figures

Le destin extraordinaire des trois scientifiques afro-américaines qui ont permis aux Etats-Unis de prendre la tête de la conquête spatiale, grâce à la mise en orbite de l’astronaute John Glenn. Maintenues dans l’ombre de leurs collègues masculins et dans celle d’un pays en proie à de profondes inégalités, leur histoire longtemps restée méconnue est enfin portée à l’écran.

J’ai vraiment passé un bon moment au cinéma grâce à ce film. Mon seul regret : la façon dont est abordée la question des droits civiques. En 1961, être noir dans l’ Etat de Virginie, c’était extrêmement compliqué. Oui, on y fait allusion (la place dans le bus, les toilettes séparées, le café entre collègues, etc … ) mais à mon sens cela aurait pu être plus profond. En tout cas, c’est une partie de l’histoire des Etats-Unis que je ne connaissais pas et ces trois femmes au destin improbable m’étaient inconnues aussi. Beaucoup d’émotions tout au long du film qui m’ont submergées.

Jackie

22 Novembre 1963 : John F. Kennedy, 35ème président des États-Unis, vient d’être assassiné à Dallas. Confrontée à la violence de son deuil, sa veuve, Jacqueline Bouvier Kennedy, First Lady admirée pour son élégance et sa culture, tente d’en surmonter le traumatisme, décidée à mettre en lumière l’héritage politique du président et à célébrer l’homme qu’il fut.

Je suis allée voir ce film, seule, nous étions quatre en tout dans la salle. Je l’ai vu en V.O. et j’ai pu entendre cet accent imposé aux premières dames des Etats-Unis, qui donne au personnage de Jackie Kennedy un air hautain. J’ai vraiment apprécié la performance d’actrice de Natalie Portmann et la mise en scène.

A priori les personnes de mon entourage et la critique n’ont pas tout aimé ce film, pour ma part j’ai toujours apprécié Jackie Kennedy, pour sa classe naturelleet son rôle de first Lady et je trouve que l’Histoire ne lui a pas forcément rendu hommage, c’est peut être chose faite avec ce film qui donne une toute autre image d’elle.